En terrain glissant.

En fait la vrai question de cette article est peut être celle la: vais je finir lynché, lapidé ou, jeté tel une pièce de bœuf à des fauves, à une plèbe de conspuateurs haineux?

Même si dans certaines circonstances il s’avère plaisant d’être le centre de l’intérêt général, je me passerais volontiers de cette expérience, supportant mal le bruit des pierres qui éclatent sur les ossements humains…(j’ai les  oreilles fragiles que voulez vous?)

Il est en effet pertinent d’évoquer ces options lorsque l’on s’attaque à l’un des plus difficiles sujets que l’humanité n’ai jamais eu à traiter: « la religion ». Si un sujet n’a jamais fait l’unanimité c’est bien celui-ci, et même protégé par l’anonymat triomphant de mes publications je risque gros de…bon allez je me lance!

Dans ma réflexion je suis parti du postulat suivant: « la religion est le meilleur moyen pour se poser des questions ou à l’opposé pour ne pas s’en poser. »

J’entend par là qu’il existe autant d’angles d’attaques lorsque l’on traite de textes sacrés que de personnes prêtes à analyser leurs contenus. Porteurs des grands messages, les ouvrages religieux  abordés d’une certaine manière, vont permettre au lecteur de s’ouvrir sur le monde et de se poser des questions sur le but de sa propre existence. Cette personne là, ne ressortira de son étude qu’avec encore plus de questions sur ce qui l’entoure. Pourquoi suis-je-la? Quel est mon rôle…?

A contrario un texte lu avec un but originel différent va permettre d’apporter des réponses toutes faites à son lecteur, lui évitant ainsi la souffrance d’un questionnement permanent. « Je crois donc je suis… »

Et c’est peut-être de ce postulat que partent aujourd’hui toutes les divergences. La religion (déf: « le fait de s’occuper d’une nature supérieure que l’on appelle divine et de lui rendre un culte ») n’est pas universelle, mais est une interprétation historique d’un mythe (qu’il soit réel ou non), réalisée par les fondateurs d’un peuple ou d’une civilisation. Et l’histoire et l’évolution de ces civilisations croisent celui des religions. Il existe donc une interdépendance constante entre religions et civilisations, qui exclue d’office toute universalité de la pensée religieuse.

Oulaoula chérie va chercher un doliprane j’ai mal à la tête, c’est le vin de messe qui m’a rendu malade!

Tout cela rend les événements actuels très difficiles à analyser de manière objective, car chacun en défendant bec et ongle sa religion ou au contraire en rejetant viscéralement de se choisir une obédience,  effectue un acte à la foi, culturel, politique et sociologique.

Lorsque je manifeste devant l’ambassade américaine, suite à une vidéo (bête et méchante) postée sur internet, j’affirme à la foi que j’appartiens à une civilisation ou à un groupe, je peux également marquer mon mécontentement envers une situation sociale ou économique. J’accompli aussi un acte politique jouant un rôle dans l’équilibre du monde et milite pour être entendu et respecté. Peut-être également que je ne me pose pas de questions, que je suis ce qui semble le mieux pour moi, parce que c’est comme ca, depuis toujours, là sont mes repères, ma culture, les gens pour qui je compte et qui me rendent heureux.

Suis-je pour autant plus bon ou plus mauvais qu’un autre? Non je ne le crois pas,  je le vis c’est tout. Je revendique mon droit de me poser des questions ou au contraire de ne pas m’en poser!

Publié le 19 septembre 2012, dans Billets d'humeur de Sylvain. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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