The Compagny : seuls au monde

Début de l’émission:

Mike_horn_avao

La voix :

  • « Dites nous Mike, vous qui êtes un expert en survit au sein du monde du travail comment survivre dans cette atmosphère dangereuse et hostile ? »

Mike Horn :

  • « L’important en survie, c’est de survivre !!! »

La voix :

  • « Merci Mike pour vos apports précieux »

 

Loin des denses jungles d’Asie du Sud Est et de ses îles désertes et hostiles à l’homme, nous sommes allés encore plus loin en mettant un groupe d’hommes est de femmes en immersion totale, pendant 28 jours, dans l’endroit le plus sauvage au monde, là où tout peut arriver: « l’entreprise » 

Les candidats tenteront de survivre aux coups bas, aux jeux de pouvoir, aux petits chefs, à la surcharge de procédures, aux ragots et autres médiocrités en tous genres, tout cela pour un salaire dérisoire et sans rien à gagner à la fin. Vivez avec eux l’expérience ultime. 

compagny_jungle

Les candidats débarquent dans l’entreprise un Lundi matin à 8H30 armés simplement de leur mallette  et d’un stylo par personne. L’endroit est hostile, tous les regards tournés vers eux :

  • « Tiens encore un bizut que je vais devoir former, je n’ai pas le temps… »
  • « Je ne le sens pas celui-là »
  • « Oulla, il a l’air trop malin, attention qu’il ne me pique pas ma place »
  • « Encore un qui va venir fouiner dans mes affaires »

Essuyée la tempête des critiques et des aprioris, il va être temps de proposer leurs idées et projets tout en tentant de rester optimistes et motivés :

  • « Tiens c’est une bonne idée, je vais la retoquer et me l’approprier »
  • « Pffff, où va-t-il chercher ses idées celui-là, ça fait 10 ans que l’on fonctionnait comme ça et que ça marche très bien… »
  • «  C’est qui cette boîte innovante avec qui il veut bosser, tu vas voir qu’il va me demander de ne plus travailler avec le cousin de mon beau-frère qui a une super entreprise de consulting de la mort depuis 40 ans… »

La voix :

  • « Mike votre avis ? »

Mike:

  • « L’important pour survivre, c’est de ne pas mourir ! »

La voix :

  • « Merci Mike »

Que vont devenir nos candidats, vont ils survivre et s’acclimater où devront ils partir afin de fuir leurs quotidiens.

Supporteront-ils pendant 28 jours le manque de reconnaissance, trouveront-ils une source de motivation ?

Resteront-ils soudés où l‘équipe va-t-elle se déchirer ?

Vous le saurez dans le prochain épisode de « The Compagny, l’expérience ultime », bientôt chez vous, dans toutes vos vies !

L’entreprise Idéale Existe-t-elle ?

‘‘L’Étudiant est en retard. Comme souvent. Il a pris ce rendez-vous il y a plusieurs semaines déjà. Cet entretien ne semble peut-être pas prometteur mais il ne peut pas se permettre de passer à côté. Il est au bon endroit, devant la bonne porte. Sa montre indique 9h15. Un quart d’heure de retard, personne autour de lui. Il ouvre, s’avance jusqu’à la table et s’installe. Au même moment, quelqu’un frappe à la porte. C’est elle.

L’Entreprise est plutôt grande, blonde, sexy, avec un regard perçant. Elle s’approche sensuellement et s’installe face à l’Étudiant. Après un petit silence, il engage la conversation de manière autoritaire :

-Bonjour, vous êtes en retard

-Oui, excusez-moi, dit l’Entreprise, mais je vous ai vu arriver. Nous avons apparemment tous les deux un problème avec la ponctualité. Cela-dit, ça nous fait un point commun et ce n’est pas un problème pour moi

Sa voix est douce et enivrante. Elle continue :

-Avec moi, pas d’impératif. J’ai lu votre annonce et je pense répondre à vos attentes. Je crois réellement être votre entreprise idéale

-Ce que je recherche, dit l’Étudiant d’une voix de moins en moins sévère, c’est une entreprise qui me comprenne. J’ai eu plusieurs relations courtes et décevantes, avec des entreprises qui ne me donnaient pas assez. Je n’étais pas épanoui professionnellement et je n’avais aucune assurance pour mon avenir. J’attends donc de vous que vous soyez disponible pour moi. Je veux une relation enrichissante, excitante et captivante. Je ne veux plus tourner en rond. Je vous regarde, et je vois une entreprise agréable à regarder, de belles formes et tout à fait charmante. Mais j’ai peur de revivre une déception. Seriez-vous capable de donner un sens à une possible relation ?

-Tout ce que je peux vous dire, reprit l’Entreprise, c’est que je suis confiante. Je comprends vos doutes, vos incertitudes et je perçois très clairement ce que vous recherchez chez une entreprise comme moi. Je vous promets d’être à l’écoute, de vous accompagner et je saurai vous récompenser pour votre sérieux. En ce qui concerne l’avenir, je suis prête à assurer votre évolution et vous donner des responsabilités dans notre relation.
L’Étudiant semble réfléchir. Les yeux plongés dans ceux de l’Entreprise. Une osmose s’est créée entre eux. Un instant plus tard, il se lève, tend sa main et dit :
-Je pense que vous avez un potentiel plus qu’intéressant. Je vous rappellerai pour vous proposer une période d’essai dans les plus brefs délais.’’

Cela vous semble-t-il crédible ? Bien sûr que non. C’est pourtant une image de ce qu’est parfois devenu les entretiens d’embauche d’aujourd’hui. Les rôles sont parfois inversés au point de ne plus savoir qui est qui.

L'entretien_inversé
Le but ici n’est pas de faire une généralité, mais de mettre en avant le fait que l’entreprise idéale n’existe pas. C’est comparable à l’amour. Comment savez-vous, en rencontrant quelqu’un, que cette personne sera celle qu’il vous faut ?

La vérité, c’est que vous n’en savez rien. Il y aura toujours des concessions à accepter. La seule façon de se faire une idée, c’est de sauter le pas. D’avancer. Dans la vie professionnelle, c’est la même chose. Vous ne saurez pas si cette première journée de travail sera la première d’une très longue série. Vous ne saurez pas si c’est (presque) pour la vie. Et si ce n’est pas le cas, vous vous en rendrez compte bien assez tôt. L’erreur est humaine et nous avons tous le droit à une seconde chance.

Mais quelle que soit l’entreprise, il y aura toujours des mauvais côtés, comme des bons. Des sacrifices à faire, comme des satisfactions à ressentir.
Alors, un conseil : Foncez !

Valentin FLORY- Étudiant en 2éme année IUT QLIO à Luneville

 

Pourquoi vous avez besoin d’un coach en 2016 ? (partie 1)

Il est de tradition à chaque 1 Janvier de réaliser une belle liste très ambitieuse, résumant les bonnes résolutions que l’on souhaite prendre et appliquer dans les mois à venir. Cette belle liste est généralement rangée au plus profond de votre cerveau pour le plus « malins », sur un bout papier blanc ou un petit Post It accroché au frigo, pour les autres (non, non, ne nié pas, je vous ai reconnu !).


Vous jurez, comme chaque année, de vous tenir à la mise en pratique strict de ces bonnes résolutions et vous promettez que 2016 sera l’année de la réalisation de tous vos projets.
Puis arrive le 4 Janvier (ou le 5 pour les plus forts mentalement):
9H : Vous arrivez au bureau, votre patron vous souhaite la bonne année, puis vous « motive » en vous annonçant que vous devez assurer en 2016, vous impliquer encore plus dans votre travail, car la situation économique n’est pas réjouissante….bla….bla…bla
9H 30 : Vous recevez un appel de la crèche, votre petit dernier est malade, il a encore mal avalé un Bretzel (il est atteint du fameux syndrome Georges W Bush) et a besoin que vous rentriez vite pour l’amener aux urgences…
13H : Retour au travail, votre collègue Lulu vous raconte « rapidement » (soit pendant 3H15) ses vacances de noël, son repas pas de famille trop copieux, vous explique que c’est encore elle qui a fait la cuisine toute seul, sans l’aide de son fainéant de mari, l’histoire de son cousin Lucien qui raconte des blagues raciste et a des gaz tous les 31…
17H30 : Il est temps de rentrer, vous prenez votre voiture et entendez les derniers chiffres de chômage, une liste de morts impressionnante au moyen orient….vous zapper, Chouette Cyril Hanouna et se bande de joueuses de trompettes vont vous faire rire, mais vous n’aviez pas déjà entendu cette vanne le 4 Janvier 2015, le 4 Janvier 2014, le 4 Janvier 2013… ?
20H : Vous êtes affalé dans votre canapé, épuisé par cette journée de rêve et vous vous lobotomisé devant la dernière émission originale d’M6 « Qui est le meilleur assureur en responsabilité des sinistres agricoles ? » Présentée par le petit nouveau de la chaine Stéphane plazza. Sans vous en apercevoir vous avez déjà démonté 2 boites de chips et bu 4 Coca « light ».
23H : Vous allez vous coucher. Où est passé votre régime 0 calorie ? Ou est votre séance de yoga ? Envolée la promesse de ne plus raller, de toujours voir les choses positivement ! Aux oubliettes votre projet de voyage au Népal, votre changement de Job…
En 2016, OUI, vous avez VRAIMENT besoin d’un coach !

The exploited!

Pousser le paroxysme du sarcasme au point de « faire de l’argent » sur le dos de pauvres gens rêvant de décrocher un job où ils se feront exploiter 12 H par jour pour le compte d’actionnaires milliardaires. Vous en rêviez, ils l’ont fait!
La nouvelle émission d’M6 the Apprentice achetée NBC, commencera Mercredi et mettra en scène des candidats passant des entretiens d’embauches sous forme d’épreuves plus ridicules les unes que les autres dans le seul et unique objectif de décrocher un job.

dream-job
Comme si avoir le droit de travailler était un cadeau ! Le message envoyé par « les grands de ce monde » est limpide : nous avons l’argent et le pouvoir, il vous reste l’espoir. Je vous conseille sur le sujet l’excellent livre de de Pierre Lemaitre    « Cadre noir »

Je vous connais, mes chers lecteurs, vous allez me demander si je suis naïf au point de croire que les candidats en sont vraiment,

que la mise en situation est réelle. Je vous répondrai que je m’en fiche, vrais candidats ou marionnettes, mise en scène ou vrai démarche d’embauche, là n’est pas la question. Le problème se situe dans l’objet même de ce message aberrant, qui véhiculé de la sorte par les médias fini par s’imprimer dans les esprits…
Sommes-nous au moyen âge ? Le seigneur se paie t’il la tête des gueux ? Karl Marx avait-il raison ?
Vivement le retour du colisée et des arènes romaines ou l’empereur tout puissant avait, d’un simple geste du pouce, le droit de vie ou de mort sur les pauvres « candidats en armures ».

César

Allez M6, encore un petit effort et vous allez nous faire regretter les cht’is à Marseille !

Vive « les formacteurs »!

J’ai 32 ans et je suis formateur depuis 10 ans déjà. Assez pour apprendre les rudiments du métier, me planter, recommencer, persister, réussir, être fier, innover, triompher, me replanter…

En embrassant cette carrière tout à fait par hasard (ou presque), j’ai pu m’apercevoir à quel point l’enseignement est un art complexe. Il demande de posséder de nombreuses qualités, innées parfois, mais demandant beaucoup de travail, souvent !
Parmi la palette de compétences que doit posséder un formateur d’excellence, je peux vous en citer certaines :
– La confiance en soi
– L’humilité
– La capacité d’analyse
– La capacité de synthèse
– Le don pour la pédagogie
– La curiosité
– La sociabilité
– La souplesse et l’ouverture d’esprit
– Une bonne culture générale

Avoir dans sa besace (je ne sais pas si ce mot a déjà été réutilisé depuis Louis XVI) ces qualités devrait permettre à tout bon professionnel de la formation d’exceller dans son métier et de s’y épanouir,… normalement.

Mais, j’ai également souvent été de l’autre côté de l’amphi, celui du stagiaire, de l’élève (souvent dans le fond le classe d‘ailleurs), et je peux vous dire que des formateurs tels que décrits plus haut, j’en ai côtoyé un certain nombre. Parmi eux des bons, des moyens mais surtout beaucoup, beaucoup de catastrophes.

Mon dieu que j’ai pu « m’emmerder » en écoutant des « instits », des « profs » et autres formateurs me réciter leurs textes savants d’une voix monocorde et soporifique capable d’endormir un troupeau de Pitbull sous extasie après un concert d’AC/DC.

Dodo du chienOui messieurs dames, être un bon professionnel ne suffit pas, car la formation est un art, un spectacle une comédie. L’intervenant doit accrocher l’auditoire, changer de rythme, maitriser l’humour et les traits d’esprit.
Il doit donner envie aux stagiaires, les choquer, les bousculer, les aimer !

Monter une formation, c’est créer un spectacle de toute pièce, le tester, le faire évoluer et le perfectionner. Le formateur de mes rêves est un Molière, un Jean Gabin, un Coluche, une florence Foresti et non un Bernard Pivot. Il sait utiliser la forme pour faire passer un message profond et essentiel et l’imprimer dans les esprits.

Gad-Elmaleh le formacteur

Alors oui, je peux vous l’avouer à vous mes amis, mon rêve le plus secret, est d’un jour pouvoir devenir un « formacteur », et je vous l’avoue, même après 10 ans et des centaines d’heures d’expérience, la voie est encore très longue !