Archives de Catégorie: Billets d’humeur de Sylvain

Un vrai choc de simplification?

Citation de François Hollande: « Nous pouvons faire que chacun soit gagnant, l’entreprise, le salarié, l’administration, l’agent public et le citoyen lui-même ». Là sont les enjeux du choc de simplification annoncé par le président, l’une des mesures phare de son mandat.

Ressortons, pour une fois, le petit Larousse poussiéreux du grenier.

Définition du mot choc : efficace, brutal (« un argument choc »)

Définition du verbe Simplifier : Rendre quelque chose plus simple, moins complexe, moins compliqué

Animant une formation pour les responsables de formation dans le cadre d’AvaO, je me dois de rester à la page sur toutes les nouvelles réformes de la lois sur la formation professionnelle continue. N’étant pas spécialiste des autres domaines où le « choc » doit se produire, permettez-moi de rester cantonné à celui-ci.

Si je devais résumer en une vidéo comment fonctionne le système actuel se serait celle-ci:

VOIR LA VIDEO

On comprend un tout petit peu mieux l’échec du DIF et la volonté permanente des gouvernements successifs, quelque soit leurs bords, de réformer le système de formation continue.

Le président a donc convié une nouvelle fois les partenaires sociaux autour de la table (je suppose lors de repas très frugaux) afin d’étudier les possibilités d’optimisation et de simplification du système. Suite à ces échanges, l’ANI du 14 décembre 2013 donne les grandes lignes de ce que sera le nouveau paysage de la formation professionnelle.

Voilà à quoi ressemble à première vu le texte:

  • 1 collecteur unique l’OPCA (formation, professionnalisation, CIF, taxe d’apprentissage, FPSPP…)
  • 1 collectivité en charge de l’orientation et de la politique de formation: « La région »
  • 1 dispositif central pour le salarié le Compte Personnel de Formation

C’est simple, beau merveilleux, j’en pleure…en plus du Larousse, voilà de quoi ressortir mes vieux mouchoirs en tissus de ce foutu grenier!

Laissez-moi vous donner un exemple de ce à quoi cela va pouvoir ressembler:

Un gentil monsieur: « Bonjour madame de pôle emploi, je suis salarié licencié économique du BTP et j’aimerais réaliser une formation en vue d’une reconversion dans le tourisme. J’ai vu une formation qui m’intéresse, puis-je me la faire financer au titre du CPF?

Une gentille conseillère pôle emploi:« Désolé monsieur mais cette formation n’est pas possible »! Elle n’est pas répertoriée dans ma liste de formation prioritaires CPNFPE, CPRFPE, en plus vous n’avez pas acquis assez de droits, donc vous avez besoin d’un cofinancement FPSPP ou CR…. Vous n’aviez pas regardé sur votre compte internet CPF géré par la caisse des dépôts et consignations? »

Le gentil monsieur: « Quel dommage que vous ne puissiez accéder à ma requête! Effectivement j’avais utilisé des heures de CPF pour autre chose car on m’avait déjà refusé cette formation lorsque j’étais en poste et que j’avais mon projet de reconversion. »

La délicieuse conseillère pôle emploi: « C‘est normal monsieur, votre OPCA ne l’a pas accepté car dans le cadre de votre CPF cette formation n’était pas répertoriée dans les CQP de la branche BTP, donc c’est logique! »

Le gentil (et patient monsieur): « Alors quelles sont mes solutions?

La délicieuse et professionnelle conseillère pôle emploi: « Facile il vous suffit depondre à la question suivante: »

forum_466879_1

Le gentil et suicidaire monsieur: « Bon d’accord c’est limpide. Sinon je signe où pour toucher des allocations et rester chez moi ?!!! »

Merci beaucoup pour ce choc monsieur le président!

Un secteur quinquénaire parasite ?

Chers lecteurs,

Cela fait un petit moment déjà que je n’ai pas pris la plume,  j’espère que vous ne m’en voulez pas trop?! Les tumultes de mes vies professionnelles et privées influent, en effet, « beaucoup trop » sur ma capacité à vous offrir régulièrement un contenu de qualité.

Alors pour me faire pardonner, j’ai décidé d’envoyer du « lourd  t’as vu», comme dirait mon footballeur et tonton flingueur préféré, Patrice Evra.

Le raisonnement que je vais vous présenter se base sur le postulat suivant : nous connaissons et avons tous étudié, que les économistes schématisent l’économie en trois secteurs distincts, le secteur primaire (l’agriculture), le secondaire (l’industrie),  et le tertiaire (les services).  Jusque-là : « Allo, rien de nouveau ! » n’est-ce pas Nabi-Nabila ?

Or, apparait avec l’émergence des technologies de l’information une quatrième classification, le secteur quaternaire représentant notamment l’économie numérique (TIC, médias et réseaux sociaux…).

Ce quatrième secteur est présenté comme le poumon du développement économique dans les économies dites « mûres », dont les secteurs traditionnels sont diagnostiqués comme saturés. Les nouvelles technologies sont considérées pour certains comme la dernière alternative aux théories de « la décroissance ». Même si cela ne représente pas le cœur de mon raisonnement du jour, ces quelques explications ont pour but de poser le contexte.

D’après moi, il existe un cinquième secteur, plus difficile à schématiser car informel et dont le développement incontrôlé représente une menace, si ce n’est une explication plausible à la dégénérescence de notre économie. Tachons d’être concis, pour cela appuyons nous sur l’analyse en 2001 des trois prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, George Akerlof et Michael Spence sur l’asymétrie d’information. Pour être « très simple », ils nous expliquent, que les postulats établis par les économistes classiques sur l’autorégulation du marché, présente une faille majeure, due à l’existence des différences d’informations détenues par le vendeur et par l’acheteur lors d’une transaction. La concurrence ne peut ainsi jamais être pure et parfaite.Stiglitz

C’est là qu’intervient le secteur quinquénaire qui représente l’économie de la  politique et des réseaux. Plus vaste que la notion d’«état » présentée par les économistes comme un agent intervenant pour réguler le marché, la « politique » est une composante interne et centrale de notre économie. Je conditionne bien sur cela, à la pratique d’une activité politique comme « métier à part entière » ce qui est effectivement le cas aujourd’hui. Combien de personnes connaissez-vous, dont l’activité principale et rémunératrice consiste à faire de la politique ou du réseautage?

C’est dans cette voix que je vous entraine, omniprésente, cette 5éme économie est intégrée et elle constitue le principale facteur d’asymétrie d’information, à partir du moment où elle « pipe »les dés, et désobjectivise les échanges (sans aller contre le principe de la main invisible). Elle n’est également pas productive, ne créant pas de richesse en tant que tel mais parasitant les autres secteurs d’activité, afin de s’accaparer les richesses qu’ils produisent.

Pour prendre une image simple c’est comme si nous étions en présence d’un énorme gâteau, diminuant chaque année et où l’unique objectif des convives n’était pas de concentrer leurs énergies à re-cuisiner du gâteau, mais à s’attribuer la plus grosse part de ce qu’il reste ! Répartition du gateau

Enfin, par sa nature même comment l’influence de ce 5éme secteur, pourrait-elle être régulée par l’état, les juges étant eux-même les parties?!

Et toi t’en penses quoi Patrice ?

.

 

Syrie jaune (de Damas) !

Bachar mon beau Bachar dit moi qui est le plus cruel en ce royaume ?

Mi, li occidentaux bien sour !

bachar

Voilà un point de vue qui a le mérite d’être clair, bien que d’une objectivité relative. Du côté Français les propos sont plus mesurés voire contradictoires. Entre les humanistes interventionnistes, les extrêmistes non interventionnistes, les politiques opportunistes,  les journalistes jenesaispasquoidiriste et certains musulmans Francais antiisraelistes, il est parfois difficile de se forger sa propre opinion.

Mais de cette question très simple : « Faut-il ou ne faut-il pas intervenir militairement en Syrie ? » découle pour moi une réflexion bien plus profonde que voici :

Les pays d’obédience majoritairement  Musulmane qu’il soit d’Afrique du Nord (Libye, Egypte, Tunisie…) ou du proche orient (Irak, Syrie, Liban…), connaissent  aujourd’hui des mutations profondes qui conduisent leurs peuples à des émeutes, des révoltes, voire des révolutions…

Cela traduit une profonde volonté de changement de la part des peuples, qui revendiquent  leur droit d’expression, leur droit à l’autodétermination en quelque sorte. Cela n’est pas sans rappeler l’Europe du XVIIIème, XIXème siècle et les révolutions nationalistes. Or, si l’on excepte des cas spécifiques comme le Maroc, la plupart de ces pays sont administrés sous deux formes de gouvernance :

Des dictatures imposées par des tirans (Cadafi, Bachar, Sadam…) ou des gouvernements dont la légitimité repose sur l’islam et ses préceptes.

De notre point de vue très occidental aucune de ces solutions ne parait satisfaisante, ce qui altère considérablement notre capacité à nous enthousiasmer pour l’un ou pour l’autre. Cela m’amène à la réflexion suivante : existe-il vraiment dans cette région du monde une alternative à ces deux modes de gouvernance ?

Le XVIIIème siècle en France a vu émerger les idées des lumières et un regain d’intérêt pour l’incroyable rêve grec de la démocratie (les grecs qui n’ont pas inventé que la lutte nu dans l’huile d’olive, je le rappelle!). Les réflexions, les pensées de Montesquieu, de Zola de Rousseau, etc…, ont entrainé une révolution qui allait à jamais marquer notre mode vie et nous affranchir du pouvoir royal, légitimé par l’église (si,si…). Mais n’oublions tout de même pas qu’il aura fallu presque une centaine d’année suite à la prise de la Bastille pour que la France devienne vraiment une nation« démocratique ».

Existe-t-il aujourd’hui dans les pays nommés ci-dessus des courants de pensées, non empruntés au monde occidental qui émerge et propose une alternative crédible aux modes de gouvernements actuels et si tant bien même ceux-ci existent, les peuples ont-ils vraiment la volonté de s’affranchir des préceptes de leur religion dominante ?

Penseur

En tous cas, ce serait, selon moi, une grave erreur de vouloir imposer des modèles occidentaux dans ces régions du monde. Laissons les peuples faire émerger leurs idées, les écrire, se regrouper, protester, connaitre des crises politiques afin qu’ils continuent d’écrire eux-même leurs propres histoires.

Eloge au manager optimiste!

Ce matin une tasse café encore fumante dans les mains, je parcours comme à chaque levé de rideau des articles qui me semblent pertinents sur internet. Je tombe nez à nez avec l’article intitulé « les 10 commandements du manager assertif ». (http://www.kelformation.com/editorial/formationcontinue/conseils/detail/article/les-10-commandements-du-manager-assertif.html).

La lecture du document m’inspire, au point de  m’interroger sur l’éventualité d’écrire un article sous le pseudo « Moi sylvain Cubizolles, le Moïse du management !», je m’imagine déjà enveloppé dans une toge et marchant sur l’eau. Trêve de plaisanteries.

moise

Une question me taraude. Si je devais moi-même promulguer des conseils à des managers quel serait le premier gravé dans la pierre ?

Après une courte réflexion, aucun doute, la réponse m’apparait limpide :

Toi manager, optimiste tu seras !

Quoi de plus important, en cette période de morosité ambiante, qu’une bonne nouvelle tous les matins, un sourire à chaque heure, une volée d’encouragement à chaque réunion ?

Depuis mon retour de voyage il y a deux ans, je croise chaque jour des personnes aigries, blasées et pessimistes m’expliquant que la situation est difficile ou me prédisant un avenir sombre. Loin des marchés de Battambang ou des bus du Cuzco, là où les gens ne possèdent rien à part leurs sourires et leur foi en la vie.

P1150408

Ce constat je le fais d’autant plus au sein des entreprises qui connaissent aujourd’hui des difficultés économiques certaines. C’est dans la tempête que le rôle du capitaine, du manager, prend tout son sens. N’est-il pas le dernier à quitter le navire après avoir tout fait pour sauver son équipage?

Selon moi, le salut passera par l’optimisme, l’entraide, la joie de travailler ensemble, d’accomplir des choses et de les partager avec ses collègues. C’est au manager d’impulser cette dynamique et de redonner le sourire aux salariés qui l’ont perdu. Que ses équipiers viennent travailler heureux d’être ensemble et motivés pour avancer dans la même direction, voilà le véritable objectif d’un leader.

Alors oui, je suis un optimiste de nature, c’est ce qui me pousse à avancer à me battre et à ne pas sombrer dans la déprime. Et je suis convaincu, que là, se cache la clef qui ouvre la porte de la réussite.

En route vers mon destin!

Western

Devenir entrepreneur est le rêve de beaucoup d’entre nous et je pense de plus en plus de personnes en ces temps de stress et de disette. Dans l’imaginaire collectif être à son compte signifie atteindre l’eldorado, tel un chercheur d’or à la conquête des canyons ouest américains. Pour beaucoup, cela rime avec indépendance, argent, et réussite sociale.

Cela fait bientôt 2 ans que j’ai créé ma structure AvaO (www.avao.fr). Parti seul aux commandes de ma diligence, je suis la route de l’entreprenariat faite de déserts arides, de plaines verdoyantes et de rencontres surprenantes. Laissez-moi vous conter ma chevauché.

L’ambiance est pesante, la chaleur torride, nous sommes en plein mois de Septembre et aucun bruit n’est audible dans les 10 mètres qui entourent le bureau. Pas une sonnerie de téléphone, pas un appel de client, pas même le hurlement d’un chien dans la rue. C’est un jour comme beaucoup d’autres dans les premiers instants du périple. Cette quête constitue avant tout un défi envers moi-même, savoir résister lorsque dans le désert les entrées d’argent se tarissent et le vent de l’échec souffle sur ma nuque !

Un soir du mois de Mars, il est 23 heures tous ont baissé pavillon et je lutte contre le sommeil, un réchaud de café à la main. J’ai depuis quelques mois, exploré de nouvelles pistes, proposé de nouvelles formations, qui m’ont conduites à des contrats frais. J’ai dû ruser et faire vite pour ne pas perdre le troupeau de prospects et éveiller l’appétit des coyotes concurrents.

Me voilà arrivé à l’heure du duel, j’affronte les problèmes techniques, les questions pièges et les demandes farfelues avec calme et concentration, un seul but, tirer le premier et faire mouche ! Bientôt je dépenserai mon copieux butin dans un saloon, là-bas dans la cité des anges, j’en suis certains.

Les jours passent mais ne se ressemblent jamais, parfois remplis de bonheurs, parfois de lourdes peines. Une seule solution pour parvenir à mon but, travailler, persévérer et ne jamais me décourager. D’oasis en oasis à travers le désert, je passe la route des braves entrepreneurs en quête de réussite !

Tout au long de mon aventure, je croise quelques-uns de mes semblables, nous faisons un bout de chemin ensemble et nous nous entraidons. La diligence devient alors un convoi, une escorte traversant les mêmes villages où les convives partagent la même table et la même bouteille de tord boyaux. S’il existe des moments privilégiés dans la vie de l’entrepreneur se sont ces moments de partage le soir autour du feu, qui nous réchauffent le cœur et nous consolent.

Puis enfin j’aperçois la mer, la terre promise de l’entrepreneur, celle qui vous permets de bénéficier d’une activité régulière et rémunératrice, de toucher enfin à mon objectif, subvenir à mes propres besoins, sans dieu ni maitre, avec pour seul sensation celle de l’accomplissement et du respect de soi, qui constitue la pépite d’or du chef d’entreprise.

Alors chères lecteurs, la métaphore est peut être grossière mais la morale n’en est que plus belle. Lorsque dans la vie vous avez un rêve, un objectif, quel qu’il soit, ne lâchez jamais, persévérez, même dans les moments difficiles accrochez-vous. Par là, passe le chemin qui mène à l’accomplissement et à la réussite !

citation