Archives de Catégorie: Billets d’humeur de Sylvain

Pourquoi vos managers doivent voyager ?

Allo le monde ! Oui je reprends la plume (enfin le clavier) après quelques semaines d’attente et un piratage de mon site AvaO.
Oui, j’ai en effet, eu la très « bonne » surprise de découvrir que mon site comptait près de 60 000 visites en 1 semaine, ce qui (si mon URL ne renvoyait pas vers des pages mettant des fillettes dans des situations douteuses avec des bergers allemands trop affectueux) aurait été une bonne nouvelle pour mon business.
Enfin bref, passons !

Voyage et managers

Je voulais évoquer aujourd’hui l’importance des voyages pour les salariés et l’influence positive qu’ils peuvent avoir pour l’entreprise. Si le business et le voyage ne sont souvent pas associés c’est certainement parce que ce dernier mot est souvent associé aux termes « vacances », « 35 H », « fainéant de salariés »…
Or, il est de plus en plus souvent démontrer qu’un salarié, et particulièrement un manager, doit posséder les qualités suivantes pour exceller dans son travail :

  • Ouverture d’esprit
  • Capacité à prendre du recul
  • Capacité à communiquer
  • Capacité d’écoute et de compréhension
  • Sens de l’initiative
  • Responsabilité
  • Culture générale
  • Esprit positif
  • Humanité
  • Maitrise des langues étrangères

Or, quel meilleur vecteur que le voyage pour développer ces qualités ?

Anti stress
Pour exemple, je vais vous faire part d’une confidence:
« J’ai beaucoup plus appris en arpentant les routes à travers le monde et la France (voir www. https://nenettenono.wordpress.com/ ) que dans n’importe quel établissement scolaire ou chez n’importe lequel des employeurs que j’ai côtoyé. »
Cela m’a appris à m’ouvrir aux autres à ne pas avoir peur de prendre des décisions, à détecter les potentiels, à m’enrichir d’autres manières de penser, à mieux voir les choses, à remettre en cause mes préjugés. »
C’est aujourd’hui ce qui fait de moi un manager, loin d’être parfait certes, mais un manager au sens le plus noble du terme tout de même.

Rien faire
C’est pour cela que les entreprises devraient systématiquement, favoriser les voyages à l’étranger pour leurs cadres. Elles doivent leur permettre de prendre du recul et d’apprendre, pour revenir plus fort et plus efficient. On est loin de la manière de penser archaïque de beaucoup de dirigeants français qui considèrent que 2 semaines de vacances consécutives de leurs cadres est synonyme de non implication et d’incompétence.

A méditer !

Café manager

Parfois, j’ai l’impression d’être Dédé, Dédé le patron du bistro du commerce, l’icône de place du village, le grand chantre de l’analyse de bas étage. Je me sens le confident de ces habitués passant le matin pour déguster un délicieux blanc limé devant une partie de rapido ou de ces cadres « je sais tout » venus noyer leur stress devant une tasse café ingurgité à la va vite.

MAnager-Bistrots
Je me sens en fait l’éponge de cette société ou tout va très/trop vite, et où le but du jeu est d’exister, coute que coute, trouver sa place sous peine de devenir un fantôme.
Cela m’amène à côtoyer un panel intéressant de salariés et de remarquer que 2 grandes tendances se dégagent aujourd’hui des discours de comptoirs.
La première est un constat de ras le bol envers son employeur. L’entreprise en question demande toujours trop, dans des délais de plus en plus courts et sans reconnaissance.

 

La deuxième est la volonté de travailler pour soi, de « tout plaquer » et d’enfin se mettre à son compte, ne plus avoir ni dieu ni patron ni maître selon l’expression consacrée.
Alors Dédé il réfléchit, il se questionne sur la capacité des entreprises à fidéliser leur personnel, à réussir à impliquer les hommes et les femmes qui la font vivre dans une époque où l’on rêve de s’investir…pour soi.
Je propose trois réponses aussi claires qu’une cirrhose sur le nez de « Canard » mon principal habitué :
• Réduire à tout prix de nombre de personnes décisionnaires dans l’entreprise
• Développer l’autonomie et la créativité des salariés en donnant du sens aux missions de chacun
• Donner au manager un rôle de…….manager (il faut vraiment que j’arrête la mirabelle ?)
Et ce dernier point me parait le plus important, les missions du manager doivent être :
1. Planifier et répartir les misions
2. Donner du sens aux consignes
3. Accorder du temps, de l’écoute et de l’intérêt à tous les membres de son équipe
4. Trancher, prendre des décisions courageuses, justes et prenant en compte les éléments apportés
Ceci est un travail de manager à plein temps qui exclut toute production et ceci est le prix de l’intelligence collective.
Dédé, tu me remettras une analyse, un café et l’addition stp ?!!!

Comment sera votre bureau 2.0?

Chers lecteurs c’est reparti pour une nouvelle saison de blogging, avec je l’espère cette année plus de contributions. Ce blog, je le veux encore plus vivant en 2015 et il ne pourra l’être qu’avec vos apports.
Pour mon premier article après quelques semaines de vacances, je vais tenter de répondre à une question qui m’est souvent posée : « Comment fais-tu pour travailler de la maison ? ».
Certes, je pourrais dans un immense élan d’humilité hypocrite, vous répondre un traditionnel mais agaçant : «C’est assez simple en fait il suffit de se discipliner !» Sur un ton niais et nasillard.
Mais cette réflexion qui en plus de vous donner l’envie d’imprimer ma photo sur une de ces merveilles de technologie 3 D pour en constituer votre nouveau terrain de fléchettes, ne ferait pas bien avancer le chmilililili, chilimli, chmilblik (big up aux plus anciens d’entre vous).
Alors je vous propose une réflexion plus globale sur le bureau d’aujourd’hui et surtout sur celui de demain, le bureau 2.0 en quelques sortes.
Tel un Paco Rabanne de veille de fin du monde, laissez-moi vous suggérer plusieurs hypothèses plausibles (ou pas), qui j’en suis sûr, vous feront cogiter sur votre futur cadre de travail.

Option N°1: Big brother en mode Web 4.0
Le bureau du futur pourrait être technologique et ultra connecté. La tendance actuelle à la domotique et à l’interconnexion des objets, offrirait la possibilité au premier cadre moyen venu d’évoluer dans un univers ultra assisté par les machines et doté d’une intelligence artificielle. Son cadre de travail permettrait au salarié de 2025, de contrôler les objets à l’aide de sa voix, de déplacer des tableaux dans l’espace (à la manière de Tom Cruise dans Minority report) et surtout d’être connecté en permanence à internet, qui lui proposerait les choix les plus rationnels parmi une manne d’informations illimitée. Cette option rejoint un peu la théorie du Web 4.0
Le salarié serait une machine connectée parmi tant d’autres dans un univers ultra surveillé et contrôler comme en cauchemardait George Orwell dans 1984.

Minority report

 

 

 

 

 

 

Option N°2 : Une ville entièrement « Corporate »
Comme c’est déjà le cas dans certaines régions du globe, le travail est parfois tout pour l’individu. Ainsi certaines entreprises n’hésitent pas à offrir à leurs employés des services de ménage, de garde d’enfants, des salles de sport, des espaces réservés aux activités créatives… Tous cela dans le but de fidéliser leurs talents et de les inciter à évoluer dans un monde ou le travail est au centre de toutes les priorités, où rien ne vient les détourner de leur seul objectif : Générer du profit pour les actionnaires.
On peut ainsi imaginer les sociétés du futur comme des micros villes, où tous les services seraient à disposition et où les salariés n’auraient plus besoin de sortir pour s’épanouir (ou avoir l’impression de s’épanouir). On vous maintiendrait ainsi dans votre confort comme dans de la naphtaline jusqu’à vous faire oublier qu’il existe d’autres façons de voir le monde, de vivre et surtout de penser (Cf : The Truman show).

the_truman_show

 

 

 

 

 

 

Option N°3 : Votre bureau c’est le monde
Imaginez un monde, sans murs, sans horaires, sans places attitrées, sans vue sur le parking, sans routine. Un monde où  seule votre humeur dicterait la pièce, l’endroit où vous allez pouvoir réfléchir et créer. A cet endroit, votre rêve devient un besoin de liberté, un art de vivre. Votre quotidien n’en est plus un et votre travail n’est plus une contrainte mais un bienfait. Bienvenue dans le café d’à côté, sur la terrasse de votre maison, dans un avion qui vous transporte sur les bancs d’un parc jonchant une falaise du bout du monde, bienvenue dans le monde autrefois réservé aux écrivains, aux peintres, aux artistes, bienvenue dans ma réalité (oui je sais je suis moins sexy que Zaz !).
Ce télétravail, comme on le nomme vulgairement, constitue également une réalité crédible au bureau de demain. La technologie nous permet d’ores et déjà de travailler à distance et d’échanger grâce aux mails, à Skype…
Cette nouvelle forme de travail répond à un besoin d’indépendance et de liberté que ressentent beaucoup d’entre nous et qui connait à l’heure actuelle un franc succès. Mais elle ne convient pas à tout le monde et nécessite d’évoluer dans une entreprise ouverte où l’organisation et le management 2.0* sont déjà instaurés; Ce qui m’est amis, croyez-moi, est loin d’être le cas dans notre pays.

Bureau de demain

 

 

 

 

 

 

 

Et vous, comment voyez-vous votre futur cadre de travail ?

*Objet d’un prochain article.

Management et générations

Je me rappellerai toute ma vie les diners de famille du dimanche après-midi, dans la banlieue de St-Etienne avec mes parents et mes grands-parents. Ils donnaient lieu à des débats à bâtons rompus qui n’étaient interrompus que par un défilé de plats plus riches les uns que les autres*.
C’était pour les adultes l’occasion de refaire le monde et de partager leurs opinions sur une société en pleine évolution. La « valeur travail » était souvent au centre des discutions et apparaissait généralement au moment du pousse café, là où les esprits s’éclairent et les langues se délient.
Ce débat, je le retrouve aujourd’hui chez mes clients où la coupure générationnelle est bien réelle. Dans les murs de nos entreprises, les produits des générations X, Y et 4C** côtoient « les anciens » au quotidien, partagent parfois, mais ne se comprennent pas, souvent.

Générations
Pour lui, Jean-Pierre, l’entreprise fait partie de sa vie, il y a ses amis depuis 20 ans, ses habitudes ; de son travail il retire de la reconnaissance qu’il a acquise en prouvant son savoir-faire et ses compétences. Lui, a connu l’époque sans mail, sans ordinateur celle du partage et de la camaraderie.

Julien ne croit plus en l’entreprise il fait partie d’une génération désenchantée. Pour lui travailler c’est surtout une source de revenus lui permettant de financer ses loisirs et son temps libre. Il ne souhaite pas rester dans une même entreprise plus 5 ans sans évoluer. Julien à besoins de se sentir écouté pour s’intégrer dans un groupe. Lui, a connu le début de l’informatique et de la communication de masse, il maitrise bien les outils informatiques et il sait comment ils fonctionnent. …à la source.
Léa, elle, est un pur produit des nouvelles technologies, elle communique beaucoup par mail, par textos et sur les réseaux sociaux. Ces outils, elle les comprend les maitrise mais elle est consciente des risques qu’ils génèrent. La peur, Léa sait l’apprivoiser, elle sait que le travail est devenu une chose rare. Pour s’impliquer, elle a besoin d’avoir un but de créer mais aussi de collaborer avec les autres. Scotchée à son portable, elle est profondément généreuse, elle parait ne jamais écouter ce qu’on lui dit, mais c’est parce qu’elle est capable de gérer plusieurs informations en même temps.
Ces trois salariés et tant d’autres ont besoin d’être encadrés par des managers qui les comprennent qui ne les jugent pas et qui savent également tirer le meilleur parti de leurs talents. Ces différences d’approches sont autant de richesses pour l’entreprise qui sait les utiliser et faire échanger les personnalités. Le manager des années 2010 doit être formé à cela.

Générations
La pire erreur que peut commettre un manager consiste à appliquer les mêmes méthodes et les mêmes approches avec des salariés qui sont foncièrement différents et qui n’attendent surtout pas, la même chose de l’entreprise. Celui-ci doit s’adapter et être le lien entre ses différentes générations pour fédérer autour d’un projet commun et d’une culture d’entreprise forte.
Ah, si seulement ce manager avait pu assister à mes repas de famille !

* Voir Norman: Les diners de famille
** Voir livre blanc de Jean-Claude Ancelet

4 leçons de grands coach sportifs à retenir pour devenir un bon manager!

Morinho le protecteur

Morinho le protecteur

José Morinho

(Football: 2 ligues des champions, 7 titres nationaux avec 4 équipes différentes)

Leçon à retenir :

Attirer l’attention sur soi ou sur ses adversaires pour enlever de la pression à son équipe.

José Morinho le célébrissime entraineur de football est connu pour ses déclarations chocs et ses provocations. Véritable cador de la conférence de presse,  il maitrise l’art de la communication comme personne. En attirant l’attention sur lui, il détourne les medias de ses joueurs leur enlevant une pression superflue avant les grands rendez-vous. Il permet ainsi à ses joueurs de souffler et de jouer libérer dans moments importants.

Morinho nous montre qu’un manager ne doit jamais critiquer son équipe en public ou se dédouaner de sa responsabilité. Il doit assumer  ses actes et ses responsabilités dans la réussite comme dans l’échec.

Ferguson le gagneur

Ferguson le gagneur

Alex Fergusson 

(Football : 2 ligues des champions, 13 titres de champion d’Angleterre avec Manchester United)

Leçon à retenir :

Toujours chercher la victoire.

La légende du football britannique sir Alex Ferguson, hait la défaite. Durant ses 40 années de coaching, il n’a jamais joué « petit bras » en assurant un  match nul. Il visait toujours la lune, et même lorsqu’il n’atteignait pas ses objectifs, il n’avait jamais de regret. Mettre la barre haute a permis à toutes ses équipes de tout donner sur le terrain et d’acquérir une indéfectible confiance en elles.

Un précepte à méditer également dans nos vies et dans nos travails. Fixons-nous des objectifs élevés et soyons ambitieux si nous voulons avancer!

Noves le perfectionniste

Noves le perfectionniste

Guy Noves

(Rugby : 4 coupes d’Europe, 9 titre de champion de France avec Toulouse)

Leçon à retenir :

Être un perfectionniste.

Le coach emblématique du stade Toulousain Guy Novés est connu pour être un perfectionniste. Il prépare son équipe dans les moindres détails. Investit à 100% dans sa fonction il donne lui-même toutes les dernières consignes aux joueurs avant qu’ils n’entrent sur le terrain. En outre, fin psychologue,  il ne critique jamais ses joueurs en public.

Guy Novés nous enseigne qu’un manager qui veut réussir doit être investit dans son travail et dans sa fonction. C’est en donnant le meilleur de nous-mêmes et en étant perfectionniste que l’on peut réaliser de grandes choses et inspirer le respect.

Jackson le maitre zen

Jackson le maitre zen

Phil Jackson

(Basket : 11 titres NBA avec les Bulls et les Lakers)

Leçon à retenir :

Rester « zen » sous la pression.

Le célébrissime coach de Bulls de Michael Jordan était surnommé le « Master Zen ». Sa capacité à rester calme dans les moments chauds et à prendre les bonnes décisions à fait de lui une légende du coaching aux Etat Unis. Il a réussi l’exploit de canaliser les joueurs les plus caractériels comme Dennis Rodman et à les mettre au service du collectif.

Phil Jackson nous enseigne qu’un manager ne doit jamais donner des signes d’affolement dans les moments difficiles. Au contraire, il se doit de montrer à son équipe qu’il sait où il va, avec confiance et autorité. Ceci est la clé pour faire avancer des individus différents dans le même sens et éviter la perte de confiance des salariés en leur boss, ce qui est en entreprise, la pire des situations.