Café manager

Parfois, j’ai l’impression d’être Dédé, Dédé le patron du bistro du commerce, l’icône de place du village, le grand chantre de l’analyse de bas étage. Je me sens le confident de ces habitués passant le matin pour déguster un délicieux blanc limé devant une partie de rapido ou de ces cadres « je sais tout » venus noyer leur stress devant une tasse café ingurgité à la va vite.

MAnager-Bistrots
Je me sens en fait l’éponge de cette société ou tout va très/trop vite, et où le but du jeu est d’exister, coute que coute, trouver sa place sous peine de devenir un fantôme.
Cela m’amène à côtoyer un panel intéressant de salariés et de remarquer que 2 grandes tendances se dégagent aujourd’hui des discours de comptoirs.
La première est un constat de ras le bol envers son employeur. L’entreprise en question demande toujours trop, dans des délais de plus en plus courts et sans reconnaissance.

 

La deuxième est la volonté de travailler pour soi, de « tout plaquer » et d’enfin se mettre à son compte, ne plus avoir ni dieu ni patron ni maître selon l’expression consacrée.
Alors Dédé il réfléchit, il se questionne sur la capacité des entreprises à fidéliser leur personnel, à réussir à impliquer les hommes et les femmes qui la font vivre dans une époque où l’on rêve de s’investir…pour soi.
Je propose trois réponses aussi claires qu’une cirrhose sur le nez de « Canard » mon principal habitué :
• Réduire à tout prix de nombre de personnes décisionnaires dans l’entreprise
• Développer l’autonomie et la créativité des salariés en donnant du sens aux missions de chacun
• Donner au manager un rôle de…….manager (il faut vraiment que j’arrête la mirabelle ?)
Et ce dernier point me parait le plus important, les missions du manager doivent être :
1. Planifier et répartir les misions
2. Donner du sens aux consignes
3. Accorder du temps, de l’écoute et de l’intérêt à tous les membres de son équipe
4. Trancher, prendre des décisions courageuses, justes et prenant en compte les éléments apportés
Ceci est un travail de manager à plein temps qui exclut toute production et ceci est le prix de l’intelligence collective.
Dédé, tu me remettras une analyse, un café et l’addition stp ?!!!

Publié le 12 février 2015, dans Billets d'humeur de Sylvain. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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